samedi 31 janvier 2015

Coups de coeur


 Vous avez aimé un roman, un poème, une bande dessinée, un manga... Faites-nous partager ce plaisir. Enregistrez vos critiques sur le réseau de l'établissement.  Les documentalistes publieront votre article. Bonnes lectures!

Miss Peregrine et les enfants particuliers par Ransom Riggs, Ed. Bayard jeunesse
 
  D'abord un bel objet, un papier de qualité. Ensuite de belles photographies, authentiques, elles proviennent d'archives de collectionneurs. Intriguantes, je les ai d'abord observées, voire détaillées : comment ne pas être interrogé face à cette petite qui lévite, face à ce garçon squelettique qui déploie une force immense, invisible aux yeux des mortels ? Les photographies en noir et blanc ponctuent ce livre qui nous plonge très vite dans un univers étrange.
L'histoire, celle de Jacob et de son grand-père Abe, nous emporte vers un monde à la frontière entre le réel et le fantastique. Suite au décès de son grand-père, Jacob remonte les traces d'un passé hors du commun, il découvre des personnages aux capacités hors du commun. Le lecteur chemine entre deux mondes pour comprendre la "chasse" aux Juifs durant la seconde guerre mondiale. Les thèmes de la différence, de l'enfermement, des persécutions qui en découlent sont traités de manière originale par le biais d'un personnage haut en couleur : Miss Peregrine. Ce premier roman laisse présager d'une suite... 
Marie-Jeanne Alès, professeur-documentaliste

 -----------------------------------------------
Ils ont voté !

La classe de 4eme3 a élu son roman préféré, à partir d'une sélection de 4 titres lus pendant l'année scolaire. Suite au débat et au vote, c'est Le Passage, 
roman de Louis Sachar, qui l'a emporté, avec 15 voix, 
suivi de :  
Sobibor (5 voix),
Peine Maximale (4 voix)
Je préfère qu'ils me croient mort (3 voix).





La classe de 6eme5 a élu son livre préféré, à partir d'une sélection qui comportait 4 titres, lus pendant l'année scolaire :

Ippon de J-H Oppel : 12 voix

Le baume du dragon de S. Gandolfi : 11 voix
L'enfant océan de J-C Moulevat : 4 voix
La fabrique des mots de E. Orsenna : aucune voix


Ippon 
Dehors règnent givre, verglas et brouillard. Mais Sébastien , 13 ans, s’en moque. En l’absence de ses parents invités dîner chez des amis, il regarde un match de foot avec Justine, l’étudiante censée le faire travailler. Une soirée sympa... jusqu’à la visite d’un dangereux intrus.





La classe de 6eme6 a voté ce jeudi sur la sélection des 4 titres, les résultats des 27 votants :
- Mon petit coeur imbécile de X-L Petit : 13 voix
- Les chiens de la presqu'île de A. Kalouaz  : 10 voix
- Kamo l'agence Babel de D. Pennac : 3 voix
- La 6eme de S. Morgenstern : 1 voix


-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Vous avez aimé un roman, un poème, une bande dessinée, un manga... Faites-nous partager ce plaisir. Enregistrez vos critiques sur le réseau du CDI, dans le dossier blog du CDI. Les documentalistes publieront votre article. Bonne lecture!

-------------------------------------------------------------------------------------------------
Holden, mon frère par Fanny Chiarello, Ed. Ecole des loisirs, (2013)
Kévin Pouchain est très mal dans sa peau : harcelé par les petits caïds de la cité, personne à qui se confier chez lui. A peine les repas terminés, sa mère met tout le monde dehors, et tant pis s'il fait froid. Ses séries télévisées américaines l'attendent. Lorsque le père est là - car il s'absente parfois quelques semaines sans prévenir - il faut nettoyer sa voiture, supporter le volume sonore de la télévision... Le froid mordant de l'hiver va conduire le jeune homme dans un lieu qu'il ne soupçonnait pas : "La bibliothèque, c'est le seul endroit chauffé où il ne faut rien payer [ p. 11]... et j'ai presque envie de dire merci, le soir, avant de quitter les lieux." A part le programme TV ou les dépliants Lidl, aucun livre chez Kévin. Son nouveau refuge lui offre alors une nouvelle trajectoire, tout doucement appuyée par la rencontre inattendue d'une vieille dame, mais aussi par les entrevues de Laurie, la tête de classe, très assidue de la bibliothèque. En conseillant à Kévin de lire "L'Attrappe-Coeurs", Irène ne se doute pas qu'elle lui ouvre les portes d'un monde nouveau, que le jeune garçon va non seulement découvrir le bonheur de lire, mais aussi "grandir", retrouver confiance en lui, "redécouvrir" aussi sa propre famille.
Une écriture pleine d'humour !

A lire si on le souhaite, plus difficile d'accès (plutôt en classe de 3eme), le roman 
que conseille Irène à Kévin dans le livre cité plus haut, on y retrouvera 
de multiples correspondances, à commencer par le froid mordant de l'hiver, 
à vous d'en trouver d'autres... 

L'Attrape-Coeurs de  J. D. Salinger (1951)
Le niveau de langue surprendra ! Mais on se lie très vite au narrateur, Holden Caulfield, jeune américain renvoyé de son établissement trois jours avant Noël. Refusant de rentrer chez lui, il fugue durant trois jours (le temps du roman), il erre dans New-York, dans central Park qu'il connaît par coeur, dans les bars. Ses multiples aventures, son attachement très fort à sa jeune soeur, montrent au lecteur sa peur de grandir, ses doutes, son agacement vis-à-vis des adultes qu'il ne comprend pas. Un Peter Pan moderne ?
Marie-Jeanne Alès, documentaliste

Les ailes de la sylphide, par Pascale Maret, Ed. Thierry Magnier, 2013
"La danse est tout pour Lucie, jouer le rôle de la sylphide dans le ballet serait le début de la consécration. Travaillant à corps perdu, elle en devient presque une créature de la forêt. Mais cette métamorphose semble cacher des blessures profondes et soigneusement tues par Lucie. Une vingtaine de pages avant la fin, l'auteure nous donne les clés de ce récit qui s'apparente parfois au genre fantastique; où l'on comprend  pourquoi Lucie s'invente un monde."
Captivant.
Marie-Jeanne Alès, documentaliste

----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Cupidon Power, par Luc Blanvillain, Ed. Ecole des loisirs, 2013

Emma aimerait sortir avec Brice, celui qui “tente de faire pousser sur le sommet de son crâne une frêle petite crête qu’il nourrit au gel” (P.9) Louise en pince, on se demande comment... pour Thibault, le garçon au “semis d’acné qui ravage ses joues” (P.15) Autant de couples improbables qui se forment sur les cours de récrés, grâce au don du narrateur : émissaire de l’amour, il peut rendre les gens amoureux. L’ennui, c’est que cela ne fonctionne pas pour lui, faut-il alors dire adieu à la belle Célia Walkington ? Tant pis, il est bien décidé à profiter de la situation, recevoir divers avantages des élèves en échange des nouvelles formations de couples. Son nouveau statut va peut-être lui servir auprès de sa voisine, Mme Yvonne, offensée
par de petits jeunes sous sa fenêtre.

A travers une écriture dynamique, des descriptions très drôles, autant des situations que des personnages, le lecteur est tenu en haleine jusqu’à la fin du récit. Des expressions comiques jalonnent le texte, comme des titres de chapitres “Dirty dancing” (chap.13). L’intrusion d’un auteur connu à travers le nom d’un élève “Adam Olivier”, les qualificatifs souvent savoureux des divers protagonistes, ajoutent à la richesse de l’écriture. On devine la connaissance du milieu collégien par l’auteur, on craque pour la justesse de son observation, on ne s’ennuie pas !
Marie-Jeanne Alès, documentaliste

A copier 100 fois, par Antoine Dole, éditions Sarbacane, 2013
PERCUTANT On retient son souffle durant la lecture des 56 pages de ce court roman. POIGNANT Le lecteur vit avec le narrateur (un jeune adolescents de 13 ans) les moments terribles de sa vie. Une petite bande de collégiens stupides, conduits par la méchanceté et le rejet de la différence s'acharne sur le jeune homme. L' ENFER Harcelé, humilié, traîné dans la boue, on n'ose croire à un tel déchaînement de violence. Le soutien de son amie Sarah reste insuffisant. Et lorsqu'il rentre "abîmé" dans l'appartement où il vit seul avec son père, le lecteur est à bout de souffle. Le père ne comprend pas. Les mots sont devenus si rares entre eux. Où trouver de l'aide lorsque la vie semble s'en aller? "Je soulève mon tee-shirt : mes côtes saillent sous la peau. J'ai perdu l'appétit, à force de manger des assiettes de silence et des bols de regards accusateurs à table avec Papa." L'adolescent n'est pas celui que son père voudrait qu'il soit, il est au bord du gouffre.

Un texte très fort sur le non-dit, sur l'incompréhension, la souffrance, la difficulté de devenir soi-même, d'affirmer son homosexualité à un âge déjà bien compliqué. Pas de morale dans ce livre mais une écriture chargée d'émotion qui fait réfléchir. A lire d'urgence !
Marie-Jeanne Alès, documentaliste



Venise.net par Thierry Maugenest (editions Liana Levi)
 
Un voyage dans la Venise du XVIeme siècle, une visite à la Scuola de San Rocco , une plongée au cœur des œuvres du Tintoret, l'un des plus grands artistes de la Renaissance italienne. Le lecteur assiste quasiment en direct à la genèse de ses œuvres, telle La montée au calvaire  : « Son dessin est achevé depuis la veille et il s'emploie maintenant à donner vie à ses formes humaines, par la lumière et la couleur ». Jeux d'ombres et de lumières, couleurs expressives pour des sujets bibliques : « Sur la droite, une source de lumière vient éclairer le corps du Christ qui se tient debout, face à Pilate. Dans le fond, en contrebas, se presse une foule anxieuse, contenue pas un soldat. Le drame se joue ici dans le regard. Le Messie, vertical, tout de blanc vêtu, superbe dans sa dignité et sa réserve, regarde vers le bas, tandis que son juge détourne les yeux, incapable de supporter une telle source lumineuse.» On ne saisit que mieux les grandes compositions du peintre, ses espaces mouvementés, son emploi du clair-obscur, ses corps en torsion révélant son admiration pour Michel-Ange.
Art de l'écriture, histoire de l'art, ce petit chef-d'oeuvre mêle les deux avec brio. L'écrivain conduit une intrigue érudite et mène le lecteur entre Renaissance et monde contemporain avec beaucoup de facilité. Petit roman palpitant jusqu'à la dernière page !
En savoir plus à la rubrique Club Lecture.
Marie-Jeanne Alès, documentaliste

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Victor Hugo par Brigitte Labbé, ed. Milan jeunesse, collection De vie en vie

  Pour une découverte rapide et complète de la vie et l'oeuvre immense de Victor Hugo. Un petit ouvrage biographique ponctué de poèmes qui donnent envie d'aller lire ou relire les textes. La production littéraire est prodigieuse : recueils, romans, tragédies. Victor Hugo écrit les tourments de son âme, il s'impose comme le grand romantique de son temps. Il défend les causes des faibles, s'engage par les mots dans le XIX eme siècle tourmenté. 
Très facile à lire, le texte est accompagné des belles illustrations de Jean-Pierre Joblin. Nombreux autres titres de la collection au CDI.
 Marie-Jeanne Alès, documentaliste
 ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Une famille aux petits oignons par Jean-Philippe Arrou-Vignod
              Histoires des Jean-Quelque-Chose 
 Ils sont cinq garçons. Ils portent le même prénom, Jean, seule la lettre qui le suit change. Voici Jean A, Jean B, Jean C, Jean D, Jean F et oui, c'est plus simple. Ne vous inquiétez pas, ils sont tous les cinq bien différents. je devrais dire tous les six. Eh oui, une naissance est attendue. Et si c'était une petite fille ! Le papa et la maman des Jean vont devoir déménager, quelle histoire ! Mais maman est bien organisée et papa est bricoleur... Tout ira bien ou tout du moins presque bien... L'aventure est toujours au coin de la famille des Jean Quelque Chose. Accompagnez-les sans hésiter.
C'est peut-être un peu désuet, un tantinet vieille France, mais l'expression est soignée, vive et les histoires très ancrées dans la quotidien d'une époque dont il reste encore des traces présentes selon les familles.
                                                                                                                                                                         Me Alexandre, professeur de français
--------------------------------------------------------------------------------
 Monsieur Fugue par Liliane Atlan, ed. Ecole des loisirs, coll. théâtre
 Réalité ou fiction ? Le texte oscille entre deux mondes. L'histoire est ancrée dès le Premier Temps : "La bouche d'un égout. Les ruines d'un ghetto. Des barbelés. Des flammes." Et l'on suit quatre enfants qui n'ont plus l'air d'enfant, dans un décor irréel. Yossele, Raïssa, Iona et Abracha se trouvent dans un camion conduit par des soldats vêtus de vert. Où vont-ils? Le brouillard présent tout au long du trajet devient pesant, ce dernier semble interminable et devient très vite violent : coups de crosse, coups de cravache. Alors, pour tenter de vivre encore malgré l'extermination imminente, Grol, ancien soldat, devient monsieur Fugue. Il imagine pour les enfants plusieurs histoires, plusieurs vies : le mariage, le capitaine fou, la mer, la forêt... Jusqu'à leur arrivée à Bourg Pourri, les enfants auront vieilli, ils auront vécu.
Ainsi navigue-t-on sans cesse entre la vie et la mort, entre la cruauté et la poésie. L'auteur achemine le lecteur vers une fin tragique : Troisième Temps, Bourg Pourri ou la vallée des ossements. La référence au génocide des Juifs pendant la seconde guerre mondiale est claire; l'auteur nous rapelant ses propres blessures. Une pièce de théâtre particulièrement poignante dont on ne sort pas indemne, terriblement actuelle.
Marie-Jeanne Alès, documentaliste
 --------------------------------------------------------------------------------
Le quatrième soupirail par Marie-Sabine Roger, ed. Thierry Magnier.
Le lecteur est, dès l'ouverture de ce sensible roman, emporté par le désir de Pablo de retrouver les lieux qui l'ont particulièrement marqués. Ce retour sur cette adolescence est une nécessité pour le lecteur. Dans une langue à la fois poétique et précise, l'auteur nous entraîne dans une page d'histoire pas toujours bien connue et pourtant très importante : le franquisme. Enfant, Pablo se moquait volontiers de son père qui tout le temps parlait de poésie jusqu'au jour où il découvre toute l'importance insoupçonnée de ces mots. Grâce à Rafaël le claudiquant et Nora sa femme, il part sur les traces dangereuses de son père. Où est-il retenu? Est-il toujours en vie? "J'aurais donné ma vie pour une certitude" cette phrase taraude Pablo qui subitement est propulsé dans le monde des adultes. Pablo le non-violent va entrer en résistance et il sait que sa vie est en danger. Qu'importe puisque c'est à ce prix qu'il retrouvera peut-être son père..."qui était un non-violent, qui donnait des mots à la révolte mais pas d'armes pour la nourrir". Il croyait en des lendemains différents. Le fils recherche alors le père dans la prison terrifiante de San Marco. Pablo le moqueur devient Pablo le courageux, un chemin que Marie-Sabine Roger nous invite à emprunter sans aucune hésitation.
Me Alexandre, professeur de français
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------
  Brise glace par Jean-Philippe Blondel, Ed. Actes Sud Junior
On ne le dira jamais assez, un titre de roman, c'est avant tout une accroche, une invitation à s'emparer d'un livre. Je suis tombée dans le panneau et ne le regrette pas ! 
Dès les premiers mots, le charme a agi : " Je regarde par la fenêtre la pluie qui s'abat sur la cour du lycée, je soupire." Ne me dîtes pas : "encore un roman autobiographique sur un ado esseulé". Vous n'y êtes pas du tout !  Philippe Blondel nous plonge dans la tête d'Aurélien le transparent, à priori sans histoire, sans ami aussi. Il a eu un "avant" dans lequel nous sommes propulsés grâce à une main tendue, surprenante, celle de Thibaud le joyeux. De cette belle amitié naîtra une reconstruction salvatrice qui refermera la glace brisée quelques années auparavant. L'écriture est belle et agréable à parcourir, à la fois sensible et pudique comme Aurélien, l'adolescent qui renaît.
Me Alexandre, professeur de français 
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Ceux qui sauront par Pierre Bordage, Ed. Flammarion, 2012
 Jules Ferry ayant été condamné à mort en 1882, la loi qui aurait rendu l'école gratuite et obligatoire n'a jamais été votée. Nous sommes en 2008, Jean et Clara vivent dans un monde très différent du nôtre. Lui est un "cou noir", adolescent sans accès à la connaissance et qui travaille dans des domaines agricoles pour survivre et nourrir sa famille. Elle, est la fille d'un ministre du roi vivant dans l'abondance matérielle et le protocole sévère de la cour de Versailles. Tous deux refusent le destin qui leur est prévu et vont tenter de faire basculer le cours de leur vie. Dans ce roman, l'auteur a imaginé un passé différent qui a des conséquences importantes sur le présent, c'est le genre de l'uchronie : un non-temps, une époque qui n'aura jamais existé. Le plus : cette histoire brille par son originalité, l'uchronie est un des points forts du roman, les descriptions de ce monde sont très abordables et bien intégrées dans le récit, elles ne sont pas trop nombreuses pour ne pas lasser le lecteur. Autre point positif : le roman incite à réfléchir, à penser sur les choses et les faits qui nous entourent, il ouvre l'esprit vers des horizons que nous négligeons. Le moins : chaque chapitre alterne entre les deux personnages, le lecteur suit tantôt Jean, tantôt Clara. De plus, un élément nouveau apparaît à la fin de chaque histoire, on est proche des épisodes de séries. Le suspense est un peu exagéré, presque forcé. Le roman demeure cependant un livre de jeunesse haletant, idéal pour les amateurs de suspense et d'Histoire, un livre original et agréable à lire !
                                                                                                                                                          Tristan GUESDON, 3eme3

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La rédaction par Antonio Skármeta, album illustré par Alfonso Ruano  Ed. Syros

Ce soir-là, Pedro reçoit un ballon pour son anniversaire.
Il est un petit peu déçu car le ballon est un peu léger. Il rêve d'un vrai ballon en cuir !
A ses protestations, son père l'arrête d'un geste car, comme tous les soirs, il souhaite écouter les actualités à la radio. Les informations sont graves. Depuis un mois, les rues se sont remplies de militaires mais cela ennuie Pedro.
Un peu plus tard, en octobre, il joue avec les autres enfants du quartier. Il est très fier lorsqu'il marque un but magnifique ! Mais personne ne fait attention à lui, le père de Daniel sort de l'immeuble emmené de force par deux hommes armés de mitraillettes.
Pedro commence à poser des questions mais les réponses qu'il obtient autour de lui restent vagues.
Jusqu'au jour où, à l'école, la maîtresse entre en classe accompagnée d'un militaire. Celui-ci demande aux enfants de participer à un concours de rédaction commandé par le gouvernement. Le sujet de la rédaction : « ce que fait ma famille le soir ». Le premier prix sera remis en main propre par le général Perdomo.
Pedro se met à rêver : et s'il gagnait un vrai ballon en cuir grâce à sa rédaction ?
Cet album plein de pudeur montre à travers les yeux d'un enfant comment une dictature s'installe, implacable et sans état d'âme dans une petite ville. Le climat social est décrit avec finesse car l'essentiel n'est que suggéré et implicite dans cette histoire, ce qui la rend encore plus forte et plus oppressante. Le dessin sobre et réaliste participe à la montée de la tension et nous rappelle que cette histoire est bien plus qu'une fiction.
On peut retrouver, au CDI, plusieurs nouvelles de l'auteur, Antonio Skármeta, qui traitent de la dictature chilienne dans le recueil Le cycliste de San Cristobal.
Jocelyne Pincemin, documentaliste
 -------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Un jour, ma vie s'est arrêtée par Catherine Leblanc
Ed. De La Martinière / Coll. Confessions
Lancée en 2003, la collection Confessions fait découvrir des auteurs qui expriment au plus près leur adolescence. 
C'est le choix de l'auteur, Catherine Leblanc, qui, au moyen d'une auto-fiction (l'héroïne s'appelle Manon dans le roman) nous livre sa vie de collégienne. Moqueries, humiliations, blessures, Manon ne supporte plus son physique, ni son poids que lui rappelle sans cesse sa mère. "-Laisse-moi tranquille ! Ça sert à rien tes régimes...", ni les cours d'éducation physique, un calvaire :  se cacher, aller à l'infirmerie. Tout au plus accepte-t-elle Tom, son jeune frère. Auprès de lui, elle se sent utile. Le dialogue semble rompu à la maison : une mère éreintée par son travail, un père peu bavard. Manon décide de quitter le collège se rendant tristement compte qu'on ne la remarque pas, devenant un fantôme...  
Le malaise, mal-être de la jeune fille est grandissant et ouvre la porte sur de nombreuses questions. Un événement imprévu lui permettra d'entrevoir des éléments de réponse, d'envisager la vie, sa vie, d'une autre façon.
Si le sujet de ce bref roman est grave, il évite le ton larmoyant : l'auteur donne les mots justes sur les maux de la jeune fille. Lecture et mise en page agréables, ponctuées de quelques phrases fortes, en couleur.

Marie-Jeanne Alès, documentaliste
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L'agneau qui ne voulait pas être un mouton par Didier Jean et Zad 
Ed. Syros / Amnesty international

Depuis toujours, les moutons broutent paisiblement dans le pré, têtes baissées, sans se poser de question. Quand le loup a emporté un mouton malade, aucun n'a protesté car on n'était pas malade. Quand le loup s'est attaqué au mouton noir, on n'a rien dit car on n' était pas noir. Quand  le loup s'en est pris au bélier, on s'est dit que notre tour allait bientôt arriver. Un troupeau qui ne semble pas réagir... Va-t-il s'en relever ? Qui aura le courage d'affronter ce loup sanguinaire? Qui va relever la tête, résister ?
Un album conseillé aux élèves de 6eme par le Ministère de l'éducation nationale, en lien avec la liste de lectures pour collégiens (rentrée 2012), mais à lire au-delà : les élèves de 3eme y verront un texte sur l'engagement, en témoigne le poème en fin d'ouvrage : 
"Quand ils sont venus chercher les Juifs
 je n'ai rien dit
car je n'étais pas Juif..."
                                                                                                                                                                        Marie-Jeanne Alès, documentaliste
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Lettre à mon ravisseur par Lucy Christopher,
Collection Scripto, Gallimard

"ça s'est passé comme ça. J'ai été volée dans un aéroport, enlevée à tout ce que je connaissais, tout ce qui était ma vie. Parachutée dans le sable et la chaleur. [..] Ceci est mon histoire, une histoire de survie, une lettre de nulle part."
Le ton est donné dès le début du roman : sous la forme d'une lettre, la jeune Gemma, 16 ans, dévoile peu à peu l'histoire de son enlèvement.  Elle introduit alors le personnage clé du roman : le jeune Ty, un beau jeune homme de 24 ans. La peur au ventre, mille questions assaillent la jeune fille. Que lui veut-il? Que fait-il avec elle dans ce désert hostile? Entre colère, méfiance, peur, haine, désespoir, Gemma exprime ses sentiments au quotidien. Elle tente de s'enfuir, en vain; elle cesse de s'alimenter. Mais elle se rend vite à la réalité : sa seule chance de survie semble être de faire confiance à Ty. En sera-t-elle capable ?
Roman captivant que celui de la jeune auteur Lucy Christopher. Le lecteur s'identifie à Gemma sans difficulté et tente même de comprendre le jeune adulte, sans toutefois l'accepter. Le climat chaud, à la limite du supportable est fortement ressenti, il ajoute au dépaysement total du lecteur !

Marie-Jeanne Alès, documentaliste
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Critique d'un album    LA VIE SANS PORTABLE 
                                                                             de Gep


« Sonia ouvre son cœur, prend des photos, écoute de la musique. Impossible de vivre sans son portable."  Imaginez-vous la vie sans portable ? Sans texto, sans vos musiques, ni vos photos ?

Eh bien, c'est à cela que va être confrontée Sonia, une ado ordinaire, l'héroïne du livre.
  • Le lecteur s'identifie très vite à l'héroïne. Sonia est très attachante.
  • Cet album fait référence au quotidien d'un adolescent : histoires amoureuses, histoires familiales, vie à l'école …
  • Ce livre nous fait réfléchir : Le portable est-il vraiment indispensable? Dormir avec? Manger avec ? Marcher avec? comme le fait Sonia … n'est-ce pas un peu trop ?... 
    Sarah A. 5eme3 _________________________________________________________________________

mardi 27 janvier 2015

Anti-bullying


 


27 janvier 2015         Travaux des élèves de 3eme en anglais


Results !





Les 4 gagnants



  <N 1 Audrey, Mathilde,Tessa



N 2 Clervie, Amandine







N 3 Deux affiches ex aequo
<  Sarah, Louise, Maxence 

        Charlotte, Valentin, Louis   >




Bravo pour leur imagination !


----------------------------------------------------------------------------------------------------------
 12-01-15 Affiches réalisées par les élèves de 3eme  sur le thème du harcèlement scolaire.
Du 12 au 23 janvier 2015, les travaux sont exposés en salle des professeurs. Vote prochainement pour les 3 meilleures affiches !


















--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Mars 2014
Dans le cadre de la semaine de la Presse, les 4eme de la section européenne ont réalisé
des Unes imaginaires en anglais. 

jeudi 22 janvier 2015

mardi 16 décembre 2014

livres présentés au CLUB LECTURE le 11 décembre

A vous de lire !

Retrouvez les notices des livres sur PMB en ligne !

Christian Grenier, Avec un peu d'amour et beaucoup de chocolat (Oskar editions, coll. La Vie)
 2 tomes :
    
L'attentat
Emma a 17 ans et vit à Paris avec ses  parents qui sont sur le point de se séparer. Elle a hâte de partir retrouver ses grands-parents dans le sud ouest en ce début juillet. Arrivant très en retard à la gare Montparnasse, Emma n'a presque plus le temps d'acheter la revue Jeunes écrits. Elle devait y découvrir les résultats du concours de nouvelles auquel elle avait  participé.
A partir de là, le lecteur a le choix entre deux versions de l'histoire, dans ce tome, Emma prend le TGV de 8h46 mais sa place est déjà occupée...
     L'écolo
Dans "L'écolo", Emma rate le TGV de 8h46 pour acheter la revue "Jeunes écrits", elle reprend un train deux heures plus tard.
Ces deux versions m'ont beaucoup plues. L'une est plus rythmée (L'attentat) et ressemble presque à un roman policier; l'autre est plus axée sur les sentiments d'Emma, sa rencontre dans le train et sa passion pour l'écriture (L'écolo). Les destinées très différentes de l'héroïne font écho à deux livres plus anciens de Christian Grenier où la même histoire d'amour était écrite de deux façons différentes : "La fille de 3emeB" et "Le pianiste sans visage" (livres disponibles au CDI).
Marie-Jeanne Alès, professeur-documentaliste

Marie-Aude Murail, Lundi couscous (Ed. Nathan jeunesse, coll. Mes années collège)
Nadia Coste, Ascenseur pour le futur (Ed. Syros, coll. Mini Syros Soon)
Marie Desplechin, Mauve (Ed. Ecole des loisirs, coll. Neuf)

 et toujours une actualité riche en littérature de jeunesse sur le thème de la Grande Guerre
collectif, La grande guerre, recueil de nouvelles (édité par le Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo)

Tania Sollogoub, Le dernier ami de Jaurès (Ed. Ecole des loisirs, coll. Médium)

Edgar Silène, 14-14 (Ed. Castelmore)

Alain Grousset, La guerre de 14 n'a pas eu lieu (Ed. Flammarion)

      1914 : L'attentat de Sarajevo échoue. La guerre est évitée mais un mur sépare bientôt la France et l'Allemagne qui vivent repliées sur elles-mêmes. Constance est française, et parce qu'elle parle l'allemand, elle se trouve au coeur d'une mission d'espionnage. L'uchronie permet d'aborder ici le thème des guerres et la thématique des murs. Il nous fait aussi réfléchir sur l'enfermement des pays.






Le coup de coeur de Amrynn, élève de 6eme5 
Erin Hunter, La quête des Ours  tome 1 : L'aventure commence

"C'est l'histoire de trois oursons :  Kallick, Toklo et Lusa.
Kallick vit avec sa mère et son frère qui est malade.
Lusa est une ourse noire. Elle vit dans un zoo où elle fait des spectacles pour les museuax-plats (nous, les humains) et rêve de sortir de son enclos pour partir dans la forêt.
Toklo est obligé de se nourrir de charogne et de pissenlits car sa mère ne veut pas passer la montagne qui leur permettrait de se nourrir de saumon.
J'ai beaucoup aimé les rebondissements, les oursons sont très attachants !"
Amrynn

vendredi 5 décembre 2014

Atelier d'écriture

Quelques textes offerts par les élèves de 6eme ou de 4eme, écrits lors de l'atelier d'écriture.

Souvenirs.....



Je me souviens de ma toute première maîtresse
Je me souviens des fous rires entre amis
Je me souviens de mes amis d’ici et d’ailleurs
Je me souviens des moments de rires,
D’angoisse, de tristesse et de sourires,
Je me souviens de tous les visages qui ne sont plus ici
Je me souviens de tous mes professeurs
Je me souviens de ma classe de neige
Mais surtout je me souviens de toutes mes années de bonheur

 Laura 6ème 2015
 

Portrait chinois 


Si j’étais une habitation, je serais un manoir hanté pour faire peur à tout le monde.
Si j’étais un ustensile de cuisine, je serais une passoire qui laisserait tout tomber car je serais une passoire méchante.
Si j’étais une période de l’histoire, je serais l’Antiquité pour vivre comme Astérix et Obélix.
Si j’étais un végétal, je serais une fraise bien rouge gorgée de sucre et de soleil.
Si j’étais un animal, je serais un singe qui fait des blagues à tout le monde.
Si j’étais une couleur, je serais le jaune, lumineuse et attirante.
Si j’étais une qualité, je serais la résistance pour ne jamais me briser.
Si j’étais une utopie, je serais un monde sur des nuages plein de licornes.
Si j’étais une légende, je serais celle du roi Arthur.

2015 A, élève de 4ème



ALLÉGORIES
 
Elle court partout, elle fait des bonds. C’est une petite fille aux cheveux longs. Croisez son chemin et vous verrez bien. Elle rit et ne dit rien. Vous voulez lui poser une question ? Elle vous regarde, l’air interrogateur. Elle est légère, elle rit, et elle s’en va sans rien dire … Voyez comme elle se sent bien dans sa peau, elle est légère comme un oiseau. Cette petite fille en haillons n’a même pas de poupée de chiffons. Elle profite de la vie, de la nature. Parfois, on la voit respirer l’air pur. Et quand je la vois, elle rit, rit et rit encore … et elle s’envole.
Quand elle ne rit pas, elle marche toute seule, elle observe particulièrement les personnes tristes. S’approche, elle met la main sur votre épaule. Elle est là, souriante, resplendissante. Elle vous regarde au fond des yeux. Tout-à-coup, vous allez mieux, elle se laisse facilement apprivoiser et vous chantez, riez, jouez ensemble.
LA JOIE , une élève de 6ème, juin 2015


C’est une femme ronde qui depuis sa retraite cuisine avec passion. Ses cheveux sont gris, remontés en chignon. Elle est toujours près des fourneaux. Elle appelle les passants qui, alléchés par l’odeur, accourent. Elle leur sert alors un bon nombre de crêpes.
LA GOURMANDISE 
A. 6ème, juin 2015

La peine est là, au fond de sa cage
Les gens rentrent par la porte vitrée. Ils sont émerveillés par ce grand bâtiment. Ils passent devant les cages. Ah ! Ici la joie, la folie, la fatigue. Etrange, tout le monde est là, entassé devant cette minuscule cage. Dedans, un petit bout de vie, mais surtout un bout de peine. Il est maigre, petit et surtout jeune. On a de la peine pour lui, ce petit être mal aimé, tout beige et tout penaud. Il paraît minuscule dans sa cage si petite, dans ce grand refuge. Il aime pourtant manger, courir, jouer. Mais il ne respire ni la santé ni la joie. Il semble si triste, si malade. Il finira malgré tout par se trouver des amis, se trouver une famille pour être heureux. Mais il repartira bientôt là-bas dans son refuge au milieu de tous ses amis.
F, 6ème, juin 2015


La joie
C’est une petite fille habillée de jaune, jaune comme le soleil, de petite taille, aux longs cheveux blonds. Elle est toujours souriante, elle habite à la campagne, face aux champs de blé. Elle est en CE1. Elle est toujours prête à sourire aux gens et à jouer avec eux. Quand elle est en classe, elle sourit, même si elle s’est trompée. Elle est prête à répondre aux questions, le sourire aux lèvres. Elle aime rester debout à regarder les autres jouer ou à regarder les champs de blé. On a envie de l’inviter chez soi, de lui donner un bon lit, de jouer avec elle. Mais elle ne restera pas longtemps, au petit matin quand vous regarderez si elle est toujours là, elle se sera envolée comme un oiseau. Elle sera accueillie par d’autres personnes à qui elle donnera le bonheur. Mais vous pouvez être sûr qu’elle reviendra vous voir …
V, 6ème, juin 2015


Un premier amour …

 

Mon premier amour est quelqu’un de fiable ; quand vous pleurez, elle s’assoit à côté de vous et vous regarde.
C’est une petite boule de poils, avec des yeux marron rieurs qui vous réchauffent le cœur. Ce sont ses mimiques si comiques qui vous font oublier tous vos malheurs. Ses attitudes capricieuses et ronchonnes vous rappellent à quel point vous l’aimez.
Je vis des moments inoubliables avec mon premier amour et chacun de ses mouvements ou mimiques sont immortalisés dans mon cœur : ces moments où assis dans l’herbe fraîchement coupée on se regarde, elle m’aide et je l’aide, c’est ma moitié. Ces moments de partage sont tout simplement magnifiques.
Quand je suis énervée, elle me calme et je me sens mieux. Quand elle ne va pas bien, je la rassure. Quand je la regarde, je suis hypnotisée par sa beauté et rassurée par sa chaleur. Je pense à un avenir plein de joies avec elle à mes côtés.
Alors je voudrais te dire à toi qui m’as apporté depuis ta naissance de l’amour pour ton espèce et des moments de joie, mais aussi des moments de peur, tu m’as aidée à grandir, à réfléchir, tu m’as appris à respecter les autres, je voudrais te dire, s’il te plaît, reste un grand enfant et ne pars pas. Tu es mon bonheur.
Mon premier amour est... mon chien
Élève de 4ème 2015




Mon premier amour est commun, tout ce qu’il y a de plus banal. Il y en a des milliers sur terre mais pour chaque personne il est particulier, unique. Il permet à chacun de laisser vagabonder son imagination, de se couper du monde extérieur. Il nous plonge dans une bulle : nous sommes les seuls à savoir ce qu’elle contient. Il permet certes de nous isoler mais aussi de rencontrer tant de personnes qui ont chacune des valeurs, des envies différentes qu’on a envie d’accompagner, d’épauler dans leur aventure. J’aimerais que cet objet continue de me faire rêver chaque fois que je l’ouvre, que je le vois. Mon premier amour est … le livre.

avril 2014. Julien, 4ème.


Mon premier amour a plusieurs couleurs, de magnifiques couleurs ; elle est faite de matières douces, râpeuses et est d’une beauté incroyable. Je lui parle de choses que personne ne pourrait comprendre, j’y découvre de nouvelles choses. Elle me fait ressentir de l’aventure, j’explore en elle. J’imaginais que je pourrais rester des milliers d’années avec elle. Quand je suis triste, je vais la voir et elle me remonte le moral. Mon premier amour est la forêt.
mai 2014. Camille, 6ème

 
Mon premier amour est le travail à l'extérieur !
 
Lorsque je vois les gens travailler dehors, j'aimerais les aider, jardiner...
Et je vois les gens qui manipulent la mini-pelle, les gens qui plantent des fleurs. Ils montent des cabanons avec le télesco ou tondent la pelouse. Ils creusent les assainissements, ils font du terrassement et ils mettent de l'enrobé.
L'année dernière, ils sont venus chez moi et je les ai aider à planter, poser de la roche et aussi du pavé, semer de l'herbe. Je les ai aider à sabler en utilisant moi-même la mini-pelle. J'adore ça. Je suis fier de conduire seul la mini-pelle et faire les travaux d'extérieur.
Et je pense que ce sera mon futur métier ! Lui et moi, on ne se quittera plus..
Quand j'étais petit, je voyais mon papy travailler dehors et j'allais toujours le voir. On portait des planches, on montait dans le tracteur pour aller pêcher. Mon papy remontait un gros poisson, du bar. On rentrait à la maison et le midi, on le mangeait. Après ce bon repas, j'allais planter des fleurs avec mon grand-père. Mon premier amour est le jardinage, le bricolage, les travaux avec les engins !    mars 2015 Paul, 6ème.

Mon premier amour est parfois doux, parfois râpeux. Il me fait voyager dans des pays merveilleux. Ses couleurs sont chatoyantes . Quand il a peur, j’ai peur avec lui. Son odeur est celle de l’aventure. Il me fait vivre des péripéties passionnantes. Quand il pleut, je me précipite vers lui et quand je suis triste, il me réconforte. Avec lui, parfois je pleure ou je ris, parfois je suis interloquée. A l’avenir, il m’apportera encore plus de richesses, il m’apportera du savoir. Grâce à lui, j’ai appris que même lorsqu’on est triste, il y a toujours une part de joie en nous.
Mon premier amour est … le livre.
Élève de 6ème 2015

La rencontre amoureuse...


La rencontre entre le crayon de bois et la gomme

Toi je t’aimais, je t’aimais, je t’aimais et je t’aimerai toujours.
Toi qui effaçais mes coups de crayon ratés, toi qui effaceras toutes les mauvaises choses que je ferai. Toi qui me tiens compagnie dans n’importe quelle trousse, toi qui me tiendras compagnie dans toutes les boîtes imaginables. Toi et moi nous avons fait de merveilleuses choses, toi et moi nous ferons de merveilleuses choses. Tous les objets comme moi ont un partenaire comme toi, mais toi tu es la meilleure et tu resteras la meilleure.
Après, j’ai tout aimé : ces 400 coups que nous avons faits ensemble. Sans toi je ne suis rien, sans moi tu n’es rien.
Et puis, bien sûr, j’ai détesté quand, croyant bien faire, tu as effacé ce beau dessin que j’avais dessiné. Je n’ai pas réussi à le refaire, alors je suis rentré dans une énorme colère sans pouvoir m’arrêter. Je suis resté comme cela deux semaines sans te parler, sans que tu me parles. Je ne dessinais plus et toi, tu ne gommais plus.
Aujourd’hui quand j’y pense, je me dis que je me suis fait d’autres amis : il y a Bob, un taille-crayon farceur, Martine, la trousse têtue, Marcel, qui repasse mes dessins en noir pour qu’ils aient plus d’allure et aussi bien sûr toute la compagnie des crayons de couleur : le bleu coquin, le jaune qui ne cesse de s’appliquer et le rouge, toujours en colère.

juin 2014

Mots posés...


L’ECOLE
L’école est comme une autre maison, une autre raison …
A l’école, j’ai des tas d’amis,
Avec qui je parle, avec qui je ris…
Mais c’est aussi un monde de magie …
Le soleil est là, que l’on joue, rie ou écrive
Et maintenant je reviens chez moi
J’y retournerai dans mon monde à moi
2015


Celui qui-Celle qui

CELUI QUI …

Il est celui qui s’endormait en cours et qu’on laissait dormir. Les cheveux blonds , toujours en bataille, il menaçait de se tuer si on chantait du Zaz. Il était mauvais perdant et adorait enquiquiner les autres. Un premier avril, il avait offert un bonbon à la maîtresse, mais devant son refus, il avait dû le manger lui-même. C’était un bonbon au piment. Il adorait jouer à « loup touche-touche » et laisser couler le sable doux entre ses doigts. Il n’était pas très énergique, il marchait toujours lentement. Il se faisait réprimander à la place de Paul. Quand on disait « 20 centimes », il relevait brusquement la tête, croyant qu’on s’adressait à lui.
2015 Une élève de 4ème